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Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Relais de Tsumago – 妻籠宿

Avec un temps qui change radicalement du jour au lendemain, difficile de savoir comment s’habiller ces jours-ci. Giboulées de mars un peu tardives – si tant est que cela existe ici – ou saison des pluies qui s’exerce avant le début officiel des hostilités, je n’en sais rien. Toujours est-il qu’avec un froid comparable, je préfère tout de même les jours d’hiver bien secs, au soleil bas mais radieux, comme lors de mon arrivée à Tsumago…

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La marche le long de la Nakasendô enneigée était loin de m’avoir épuisé. Bien au contraire, le retour à la civilisation avait quelque chose de revigorant et je me demandais avec une pointe d’excitation comment allait être ce hameau de Tsumago dont tout le monde parle temps. J’avais quitté les chemins de montagne verglacés et ma progression en était d’autant plus facilitée que la route était désormais plantée de pancartes à intervalles réguliers.

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Je fus accueilli à l’entrée du village par une écurie où un canasson de paille se dressait déjà harnaché, visiblement prêt pour une longue chevauchée. Sa demeure marquait le début de la rue principale du village. La différence avec Magome me frappa tout de suite : si j’ai auparavant qualifié ce dernier de musée vivant, Tsumago avait tout d’une exposition en plein air de natures mortes. Beaucoup d’édifices sont inoccupés, gisant simplement là, ouverts en partie au public quand cela est possible et côtoyant les rares endroits encore exploités. Quelque chose me dit que le site a des airs de village fantôme une fois l’activité diurne estompée.

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Déçu ? Je ne le fus pas vraiment : les lieux sont d’une extraordinaire authenticité et on a du mal à imaginer que tous ces édifices de bois aient pu traverser les décennies sans qu’une des nombreuses catastrophes naturelles de la panoplie nippone ne se décide à les ravager. Je n’en trouve cependant pas moins que Magome a plus de charme, avec ses habitants affairés à leurs tâches quotidiennes et sa belle route pavée qui dégringole sa colline.

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Mais n’est-ce pas finalement une bonne chose ? Tant de différences entre ces patelins ne peuvent qu’engager le voyageur à se rendre dans les deux, constituant une belle journée de randonnée dans un Japon malheureusement révolu.

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En dernière note, pour ceux qui se posent la question et pour aider ma mémoire trop souvent indulgente avec une forte tendance à l’embellissement des choses, sachez qu’il est tout a fait possible de marcher depuis Tsumago jusqu’à la gare de Nagiso. La balade est sympathique, pas trop longue, mais ne doit pas être considérée comme un indispensable si l’on est limité en temps. Je signalerai enfin la présence d’un troisième relais, celui de Narai, jusqu’auquel je n’ai pas eu le temps d’aller.

Date des clichés : 2008/01/05 – Apn : Canon EOS 40D

 


Horaires
: accès libre
Tarifs : accès libre
Accès : depuis la gare de Nagiso, prendre le bus pour Tsumago (270 yen – 7 mn). On peut également faire le trajet à pied (une bonne demi-heure si je me souviens bien)
Liens utiles et références : page internet (japonaisanglais), Wikipédia (japonais), Brochure JNTO

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