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La petite ville de KakunodateLa petite ville de KakunodateLa petite ville de Kakunodate

Kakunodate (角館)

Célèbre pour ses cerisiers en fleur et des maisons de samuraï en excellent état, la ville de Kakunodate a été fondée en l’an 6 de l’ère Genwa (1620) par le seigneur Yoshikatsu Ashina. Sa position la rendait en effet idéale pour en faire un fief féodal : elle est entourée de montagnes, avec seulement un accés aux plaines du Senboku par la rivière Tamagawa au sud.

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De nos jours, la ville est encore organisée en deux parties avec le quartier marchand au sud, et le quartier des samuraïs au nord. L’ensemble crée un formidable contraste et il suffit de traverser une rue pour avoir l’impression de changer d’époque!

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Même si beaucoup d’efforts ont été faits pour conserver un aspect traditionnel, les environs de la gare, le quartier commerçant donc, ont quand même une touche assez moderne, non pas tellement en raison de l’architecture, mais plutôt à cause des matériaux utilisés.

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Lorsque la ville fut créée en 1620, elle comptait pas moins de 80 demeures de samuraïs et 350 échoppes marchandes, ce qui faisait d’elle l’une des plus grandes villes du clan d’Akita. En plus de 380 ans, sa structure n’a pas beaucoup changée, particulièrement dans la partie réservée aux samuraïs, où il est dit que même la largeur des allées n’a pas bougée du moindre centimètre!

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A partir d’ici, la plupart des clichés proviennent du musée de la maison Aoyagi (青柳家), ou plutôt devrais-je dire, de la propriété Aoyagi : avec sept bâtiments et des milliers d’objets exposés, c’est un véritable terrain de découverte qui s’offre aux visiteurs. Ces derniers devront d’ailleurs être prêts à se déchausser, afin de profiter des salles où parquets et tatamis accueilleront le curieux, dans un concert de craquements et autres plaisirs sonores garantis d’époque!

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Les artefacts présentés couvrent différentes époques, allant du 17ème au 20ème siècle. L’un de mes endroits préférés est sans aucun doute la salle d’exposition photo (ci-dessus à droite). La majorité des clichés sont des portraits et photos de groupe datant généralement des débuts de la photographie au Japon. C’est donc un véritable régal de voir à quoi ressemblaient les Japonais à ce moment-là, mais on a bien du mal à faire le lien avec les salary men et autres cosplayers contemporains!

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Pour conclure, je dirai que Kakunodate est vraiment un excellent endroit pour à la fois vivre et ressentir une atmosphère d’époque authentique et de ce fait, devrait absolument faire partie de tout itinéraire dans le Tôhoku (le nord du Japon). Certes je n’y consacre qu’un seul article, mais c’est en grande partie dû aux pluies diluviennes qui m’ont fait l’honneur de m’accompagner durant toute ma visite… Moiteur de l’été japonais, trombes d’eau et deux semaines de voyage dans les jambes: vous pouvez imaginer ma motivation du moment!

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