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En plein cœur de la préfecture de Toyama (富山県) se cache une véritable perle rare : le hameau de Ainokura. Perché dans son écrin de montagnes, ce petit bourg de campagne ainsi que deux de ses voisins (Ogimachi et Suganuma) sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995. La vallée de Gokayama (五箇山, les 5 montagnes) qui abrite ces joyaux d’une autre époque est depuis fort longtemps réputée pour son accès difficile et son isolement. Peu connue du grand public, la région finit par attirer tous les regards lors de la construction de l’énorme barrage Miboro qui fit sombrer de nombreux villages dans les flots d’un lac. Un nombre toujours croissant de touristes et de curieux envahissent alors la vallée, attirés par l’architecture des édifices locaux dite gassho zukuri (forme en A, obtenu normalement avec les mains lors des prières).

Le village de Ainokura

Même à l’heure actuelle, la région est très mal desservie et vous serez fort bien avisé de bien prendre note des horaires de bus avant de partir. Il y a bien entendu des possibilités de dormir sur place, mais le choix est plutôt limité et le prix en subit les conséquences. Il reste cependant dans la moyenne des tarifs pour une nuit dans un ryokan traditionnel (de 7000 à 10.000 yen) : considérant le fait que vous n’aurez pas souvent l’occasion de passer une nuit dans un cadre pareil, c’est une option que je vous recommande si votre budget vous le permet.

Le village de Ainokura

Si certaines demeures ont été transformées en musée, la plupart d’entre elles sont encore habitées par des fermiers qui vivent au rythme des saisons, essayant autant que possible de préserver leur mode de vie traditionnel. La tâche est loin d’être aisée : les toits en chaume doivent être refaits tous les 15-20 ans ; des mesures draconiennes doivent être prises contre un éventuel incendie ; et avec près de 4 mètres de neige en hiver, la nature ne rend décidément pas la vie facile à tout ce beau monde.

 

Le village de Ainokura

Le village de Ainokura

Puisque l’on parle des musées, je ne peux que vous recommander d’en visiter quelques-uns : d’un côté, les tarifs sont très abordables (200 yen pour le plus important) ; de l’autre, rien que le fait de sentir craquer le parquet sous ses pas tout en humant le bois et la paille suffit amplement à contenter le plus difficile des voyageurs. Vous aurez également la possibilité d’observer des outils et autres objets usuels traditionnels, des vidéos et documents photographiques vous permettant aussi d’assister au travail de restauration des maisons, ainsi qu’à différents évènements ponctuant la vie du hameau. La région est donc vraiment à ne pas manquer si vous passez dans les environs, et peut constituer une étape idéale dans un itinéraire passant par la proche ville de Kanazawa. Air pur, paysages sauvages et des édifices venus tout droit du passé : que dire de plus pour vous convaincre ?

Date des clichés : 2005/08/19 – Objectifs et Apn : Canon IXY 400

Le village de Ainokura

Outre le tourisme, on ressent une vie propre au village

Infos Pratiques

Horaires : accès libre pour le village – l’une des principales boutiques (Matsuya) est ouverte de 8h à 17h et il me semble que c’est l’horaire général utilisé également par le musée
Tarifs : pour le musée (répartis en 2 maisons), 200 yen par adulte (100 yen/lycéen – 50 yen/- 16 ans)
Accès : des bus relient le village directement depuis la gare JR de Takaoka (高岡駅) (1h50 – 1 450 yen), mais si vous avez un pass JR de quelque nature que ce soit, faites comme moi et allez jusqu’à la gare de Jôhana (城端駅) pour prendre le bus (25mn – environ 600 yen). Dans les deux cas, descendre à Ainokura-guchi (相倉口).
Liens utiles et références : Site officielSe logerHoraires de bus

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Ainokura 36.426119, 136.935421 Ainokura* Le village de Ainokura

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