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Le château d’Inuyama

犬山城

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Onze heures et demie. J’arrive enfin à destination après un périple de six heures en trains locaux. À 2 200 yens le trajet pas de quoi se plaindre non plus, surtout que c’est un de mes petits plaisirs que d’observer les mille et un épisodes de cet authentique théâtre nippon qu’est le train. Me voilà donc arrivé à la petite gare de Inuyama-yûen, à partir de laquelle je me dirige aussitôt vers le château local.

Château d'Inuyama

Avec l’armature de métal azur du pont Twin Bridge qui constitue un repère immanquable, difficile de se perdre. C’est donc d’un pas assuré que je longe la rivière Kiso aux rives plantées de sakura, véritables squelettes décharnés à la posture endeuillée par l’hiver, en lesquels on a décidément du mal à reconnaître ces cerisiers japonais si célèbres pour leur éphémère beauté du printemps. Inuyama-jô se dresse là, au bout de cette longue ligne droite, faucon perché sur les hauteurs, observant d’un silence presque inquiétant le visiteur qui approche.

La vue depuis le château d'Inuyama

La vue sur la ville et le fleuve Kiso depuis le château d’Inuyama

C’est sous ce regard assombri par la lumière en contre-jour que je quitte les abords du cours d’eau, gravissant rapidement une pente tout d’abord douce, puis soudainement raidie par le relief, me retrouvant au bout de quelques minutes face aux sanctuaires gardant l’entrée des lieux. Bien que couronné de parkings asphaltés, l’endroit est tranquille et sans foule. Dans le fond sur la droite, une grande place vide, qui n’attire que peu mon attention – mais qui s’avéra être l’entrée principale du château – côtoie les tunnels vermillons d’un sanctuaire inari, lui même accolé à l’imposant torii de pierre d’un deuxième sanctuaire devant lequel je me trouve.

Détail de la toiture - Château d'Inuyama

Détail de la toiture – Château d’Inuyama

Grand naïf que je suis, j’opte sans trop réfléchir pour un petit panneau évoquant en lettres rouges un “raccourci vers le château”. Le passage s’avère prolixe en hautes marches de pierre, mais offre tout de même au voyageur, pèlerin le temps d’une montée, un charmant panorama de la ville. Un foyer encore chaud où l’on devine les restes d’amulettes et autres artefacts qu’il est coutume de rendre en début d’année, se meurt non loin de là, délaissé de tout le monde malgré les bancs de fortune qui l’entourent.

La porte honmaru du château d'Inuyama

La porte honmaru du château d’Inuyama

Passant sur la gauche, je me retrouve dans un passage pavé au bout duquel se distingue une tourelle à la blancheur étayée de poutres anthracites. La bâtisse féodale est juste là, bien qu’encore invisible, masquée par un haut mur de pierres non taillées et sa porte honmaru qui permet l’accès au jardin intérieur.

L'intérieur du château d'Inuyama

L’intérieur du château d’Inuyama est encore en l’état.

L’édifice, une fois pénétré, révèle sa structure encore intacte du 16ème siècle. On ne peut gravir les cinq étages que par d’étroits escaliers de bois aussi raides que les arbres qui ont servi à leur conception. Quelques reliques en exposition, une unique chambre jonchée de tatami pour le seigneur et une salle d’armes d’une superficie assez conséquente permettent d’entr’apercevoir le mode de vie de l’époque, mais ne sauraient égaler, selon moi, la vue sur la région qu’offre le dernier étage.

La vue depuis le château d'Inuyama

Décidément, la vue est vraiment chouette et le temps idéal !

Infos pratiques

Horaires : de 09h à 17h, fermé du 29 au 31 décembre
Tarifs : adultes – 500 yens; enfants – 100 yens (donne également accès au Karakuri-tenjikan et au Bunka-shiryôkan)
Accès : en sortant de la gare Inuyama-yûen, traverser le carrefour pour se diriger vers le lit de la rivière Kiso. Le château est tout au bout sur la gauche
Liens utiles et références : page internet (japonais et anglais mélangés), vidéo YouTube (japonais), brochure (jap/ang)

La galerie photos

 

Date des clichés : 2008/01/04 – Apn : Canon EOS 40D

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